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9/30/2005 Au pays des pierres qui chantentAu pays des pierres qui chantent
Le soleil se lève sur la lande, Les ombres bleues se dissipent Laissant place à la lumière. Un jour comme les autres se lève Au pays des pierres qui chantent.
Au pays de pierres qui chantent, Le vent souffle et la pluie s’amuse, Se mêle doucement à la lande, Glisse entre les pierres dressées, Et fait pousser Brocéliande.
Les mythes rejoignent la réalité, L’hermine joue avec les fées, Mélusine danse au son des binious Et Arthur est devenu fou, Au pays des pierres qui chantent.
Au pays des pierres qui chantent, Le temps semble ne plus défiler Qu’au rythme du chant des dolmens, Un rythme que ne connaît la haine, Et que les bombardes seules paraissent guider.
Le ciel est gris, l’océan est bleu, L’hermine derrière les fiers menhirs se cache, La lande est verte le vent est vieux, Jamais du sol il ne les arrache Au pays des pierres qui chantent.
Au pays des pierres qui chantent, Le vent fait siffler les feuilles des arbres, Il souffle sans demeurer de marbre Face à la beauté de ces ombres qui s’étendent Quand le soleil se couche sur la lande.
Ce pays n’est pas qu’un rêve qui me transcende, Ce pays d’océans et de légendes, De menhir et de montagnes. On le nomme La Bretagne Le pays des pierres qui chantent. 9/18/2005 un daim sur la routeLibre. Je suis libre. Totalement libre. Mort. Je suis mort. Totalement mort. Mon sang coule lentement le long de mon échine tremblante, et je me sent partir, irrémédiablement, attiré, happé par je ne sais quelle force mystérieuse. Crainte de tous, et destin de tous, la Mort m’entraîne et me force à me souvenir…
Je courre. Je courre de toute la force de mes jambes. Je courre de plus en plus vite, respirant avidement l’air, je courre contre le vent, je courre contre moi-même… Et elle est là derrière moi, elle courre aussi, rapide comme une gazelle, elle bondit et me rattrape un peu plus a chaque pas… Elle arrive enfin à mon niveau, me regarde les yeux brillants de malice, et me dit qu’elle veut être la mère de mes enfants. Elle me pousse doucement, toute gamine qu’elle est, et avec un regard entendu, m’invite à la suivre.
Un homme de grande taille descend de son automobile, et me regarde, étendu sur l’asphalte. J’entends vaguement ce que sa compagne, une blonde filiforme et pour le moins nerveuse, lui chuchote à l’oreille : « Il faut appeler quelqu’un, on ne peut pas le laisser comme ça. » Mais la réponse de l’homme est sans appel. « Il est déjà trop tard. » Ma vie coule, et forme maintenant une flaque qui rougit le bitume, le rouge de mon sang contre le noir de la route. Curieux paradoxe. Les couleurs que j’ai toujours fuit, je les retrouve présentes a mon chevet, alors que je me meurt lentement. Mon regard fuit cette teinte qui me rappelle tant de souvenirs que toute ma vie j’ai cherché à oublier…
Un daim gise là, par terre, mort. Ou plutôt une biche. Oui, c’est une femelle, noble, fine, belle. Les chiens aboient ravis, les cors retentissent, les chasseurs rient. Elle est morte, et le sang coule de son poitrail autrefois immaculé. Quand à moi, je regarde la scène, en retrait, caché derrière les arbres, les yeux écarquillés d’effroi devant la barbarie des hommes. Le rouge me submerge, le rouge de son sang, le rouge de son amour, et je me rends compte que je suis désormais seul. Elle était la mère de mes enfants, elle était ma vie, et elle n’est plus qu’une flaque de sang qui s’élargit sur la terre battue de la prairie. Ces enfants dont nous avons tant rêvés ne grandiront jamais. Il ne me reste plus qu’à détourner les yeux, et à partir. J’ai erré pendant longtemps, seul, déclaré fou par le reste de la famille, de prairie en prairie, attendant des chasseurs qui n’arrivaient pas. Mais elle aurait voulu que je vive et que je sois heureux, et pour elle je me suis ressaisi, j’ai reprit goût à la vie. J’ai eu des enfants, quatre faons magnifiques, et je sais que malgré tout ce sont les siens. Mon seul but à présent est de les protéger.
« Pauvre animal. Tu es sûr qu’on ne peut rien faire ? - Non, s’en est finit pour lui. Je n’ai pas pu l’éviter, il a surgit de nulle part. Heureusement, la voiture n’a rien. Allons y, tes parents vont nous attendre. » Je suis maintenant seul, sur cette route déserte, les naseaux respirant avec peine l’air saturé de vapeurs d’essence, mon œil se faisant de plus en plus vitreux à mesure que les souvenirs se font récents.
C’était il y’a à peine quelques dizaines de minutes. Nous étions, mes petits et moi, en train de brouter tranquillement, quand, un bruit attira notre attention. Je relevais la tête et humais l’air… Cette odeur, je l’avais déjà sentie… Elle évoquait en moi un sentiment douloureux… Je la revoyait, elle, étendue sur le sol, là, juste devant moi, gisant, morte. Des chasseurs ! Courrez, petits daguets, courrez mes enfants, courrez aussi vite que vous le pouvez, pour échapper a la barbarie des hommes. Courrez pour ne pas finir comme Elle. Je les poussais de la tête, les encourageait de la voix. Une fois que nous aurions traversé cette bande noire nous serons sauvés. Un bond, deux bonds. Le premier a traversé, puis le deuxième, le troisième, le quatrième. L’odeur derrière nous se fait de plus en plus pressente, on entend même les hurlements des chiens. Les petits sont tous passés. Je m’élance à mon tour. A tors.
J’étais arrivé au bout, je m’élançais pour bondir une dernière fois vers la liberté ; je ne l’ai pas vu arriver. Elle a surgit de nulle part et s’est encastrée dans mon flanc droit. J’ai senti mes côtes se briser sous le choc. Un craquement sordide retentit dans ma tête lorsque ma colonne vertébrale céda. Tout devint alors silencieux pendant quelques fractions de secondes qui me parurent une éternité, jusqu'à ce que ma joue heurte violemment le sol et que je sente les os de mon crâne se casser en de multiples endroits. Mes membres rebondirent lourdement sur le bitume, la chair mise à nu par le frottement de cette matière noire qui sera mon linceul. Mon genou se plia à contresens, la peau se déchira, laissant apparaître la rotule. Quand j’arrêtais enfin de tomber, de rouler sur le sol humide, je pus comprendre ce qui m’était arrivé. « Il faut appeler quelqu’un, on ne peut pas le laisser comme ça. - Pauvre animal. Tu es sûr qu’on ne peut rien faire ? - Non, s’en est finit pour lui. Je n’ai pas pu l’éviter, il a surgit de nulle part. »
Dans un dernier effort je lançais un regard à la marmaille que j’avais tant aimé, leur disant de continuer coûte que coûte. Je tremblais, j’avais froid. Le sang coulait le long de mon échine brisée, le long de mes membres meurtris, le long de mon crâne éclaté. Il se répandait en une flaque de plus en plus étendue, de plus en plus rouge sur le sol noir. Rouge et noir, triste paradoxe. Mes naseaux saignaient et n’arrivaient plus à aspirer l’air. Le néant m’envahissait. Je ne suis qu’un daim sur la route, je ne suis qu’une victime de plus de la barbarie des hommes. Maintenant, je peux la rejoindre. 6/15/2005 un seul etre vous manque...**un seul etre vous manque et tout est depeuplé** Sortir de ses reves, si doux, confinée dans les bras de celui qu'elle aime, délisionnée, lointaine salamandre... Délusionnée envie de replonger dans ses reves envie de se noyer dans ses bras submergée par une rafale d'odeur toujours plus et plus douce et jamais entetante... Envie de replonger dans ses illusions, envie de crier, envie d'effacer la distance... "etre libre comme avant"... Je m'en vais, je m'en retourne dans mes reves et je ne reve que de lui... je m'en vais je m'en retourne me noyer dans les affluts de son corps... Je m'en vais je retourne me noyer dans l'ombre de mes fantasmes, je ne reve que de toi. 5/24/2005 soleil...Je regarde le ciel qui s'éteind. Le monde se couvre tout a coup d'un voile pourpre orangé, la lumiere se reflete sur les visages, sur les nuages, sur les gens de tous ages. Pas de diffeences entre nous cette lumiere se pause et s'eteind, elle plane et s'écrase. introduction a l'écriture automatiqueD'où nous vient ce sentiment qui fait que l'on a peur dès que l'on ne sais pas ce qu'un être cher devient ? D'où nous vient cette inquietude qui nous saisit, aux trippes, au coeur et a la tête, quand ce coup de fil, ce texto, ce petit signe de vie ne vient pas ? D'où vient le fait que l'on désire si fort une personne qui est tellement loin ? D'où nous vient ce son strident et rauque a la fois qui nous raisonne dans les oreilles quand on pense a quelque chose qui nous fait mal ? D'où nous vient tout cet amour que l'on arrive pas a donner, malgré nous ? Personne n'a les réponses, et la lune descendante n'a que faire de toutes ces questions que tout le monde pause... Les etoiles regardent notre peine et la comprennent mais ne peuvent intervenir en rien dans notre petite vie d'atomes perdus dans l'immensité de l'univers. Peu importe. Je ne suis pas venu dans ce sanctuaire pour me recroqueviller sur mes peines et pleurer mes disparus et mes êtres chers qui sont si loin... Si je suis venue ici, c'est pour me liberer d'un poids dont je ne me libererais autrement qu'en écrivant.... écrivons donc... 5/23/2005 Il m'a dit...Il m'a dit "salope" parce que je suis noire. Je passais dans la rue et il m'a dit salope. Elle m'a dit "dégage" parce que je suis arabe. Je lui ai simplement demandé l'heure et elle m'a dit dégage. Ils ont dit "rentre chez toi" parce que je suis chinois. Je passais devant eux et ils ont rit, ils m'ont dit de rentrer chez moi. Il m'ont tabassé dans une ruelle sombre, ils m'ont dit "sous merde". Ils m'ont tabassé au coin d'une ruelle sombre parce que je suis noir de peau, parce que je suis different. Elle m'a craché dessus quand je passais, parce que je suis Tunisien. Elle m'a craché dessus et elle m'a insulté parce que je l'ai regardé dans les yeux. Ils m'ont poignardé au coin d'une rue parce que je rentrais de boite seule et un peu tard. Ils m'ont poignardé au coin d'une rue parce que je suis Marocaine et qu'ils ne me comprennent pas. Ils ne comprennent pas que je puisse être comme eux malgré la couleur de ma peau, ils ne comprennnent pas que je suis née ici et que la France c'est chez moi, ils ne comprennent pas que je puisse être differante. Ils m'ont refusé cette place parce que je suis noir. J'avais tout les diplomes nécessaires mais je n'ai pas ce job parce que je suis noir. Parce que les differences font peur les differences font mal. 4/22/2005 3 questionsJe sors doucement de ma torpeur et regarde autour de moi. Il est déjà tard. Le soleil est haut dans le ciel, et le seul point d'ombre est celui où je me trouve, celui jeté par les branches de cet accacia sans feuilles, celui jeté par cette demi-vie dans le désert où je me trouve. J'ouvre les yeux peniblement, je sort de ma torpeur. Je regarde autour de moi. Il est encore tot. Le jour n'est pas encore levé. J'ai froid. La neige qui tombe n'est pas faite pour aranger les choses. Je n'ai aucun souvenir. Trois questions se promènent dans mon esprit alors que je me releve difficilement. 4/21/2005 Sans trop se pauser de questions.Surréalisme. Ecriture automatique. Non pas que j'ai l'orgueil de me prendre pour un (une?) grand écrivain. Non, loin de là.
Sans trop se pauser de questions. |
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